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II

1800 — 1865

Commerce, corsaires et liens consulaires

Trade, Corsairs, and Consular Tiesالتجارة والقرصنة والروابط القنصلية

En 1800, les États-Unis ouvrirent un consulat près de la place de la Bourse à Tunis, un poste qui reflétait la position stratégique de la Tunisie au cœur des routes commerciales méditerranéennes dont dépendaient de plus en plus les marchands américains. L’engagement de la jeune république à maintenir ces routes ouvertes fut mis à l’épreuve presque aussitôt par les guerres barbaresques de 1801-1805 et de 1815, lorsque les présidents Thomas Jefferson et James Madison refusèrent de continuer à verser un tribut en échange d’une protection contre la course. Pourtant, même au cœur de ces turbulences, la diplomatie eut ses heures. En 1805, l’envoyé tunisien Sidi Soliman Mellimelli se rendit aux États-Unis, prit part au premier iftar organisé à la Maison-Blanche et contribua à régler un différend et à stabiliser les relations entre les deux États. La cordialité entre les deux gouvernements trouva une expression plus solennelle en 1865, lorsque Muhammad III as-Sadiq Bey envoya aux États-Unis un portrait de lui en grandeur nature. En geste de réciprocité, le gouvernement américain répondit par un portrait de George Washington réalisé d’après le célèbre portrait Lansdowne.

Transcription de la lettreLettre de Sidi Soliman Mellimelli à James Madison8 · III · 1806

Jalons · Milestones · محطات

1805

Sidi Soliman Mellimelli, envoyé du bey Hammouda Pacha, arrive aux États-Unis pour négocier une paix plus favorable. Il est le premier envoyé diplomatique musulman jamais dépêché aux États-Unis. Pendant son séjour, le président Thomas Jefferson organise le 9 décembre 1805 le tout premier iftar à la Maison-Blanche, une tradition qui perdure aujourd’hui.

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1825–1841

Vétéran de la première guerre barbaresque et médecin-chef de l’escadre méditerranéenne de l’US Navy, Samuel D. Heap est consul des États-Unis en Tunisie pendant près de 20 ans. Resté dans le pays après sa mission, il repose au cimetière de l’église anglicane Saint-Georges, avec son épouse Margaret, sa fille Susan, son fils Gwynne et son petit-fils Gwynne Jr. Son fils sera plus tard consul des États-Unis à Tunis.

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1865

Muhammad III as-Sadiq Bey envoie un émissaire auprès du président Johnson pour présenter ses condoléances après l’assassinat du président Lincoln. L’émissaire remet à Johnson un portrait d’apparat en pied du bey. En retour, les États-Unis envoient un portrait semblable de George Washington.

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