Chapitre I · 1776 — 1799
Reconnaissance initiale et premier traité
Avant même d’avoir pleinement consolidé leur indépendance, les États-Unis avaient posé les fondations de leur relation avec la Tunisie dans le langage pragmatique du commerce et de la diplomatie. Les navires marchands de la jeune république s’aventurèrent en Méditerranée presque dès la fin de la guerre d’Indépendance. La sécurité de leur passage dans des eaux surveillées par les puissances barbaresques devint rapidement l’un des défis de politique étrangère les plus pressants de la jeune nation. La Régence de Tunis se révéla un interlocuteur précieux. En 1795, elle fut l’un des premiers États à engager des relations diplomatiques avec les États-Unis nouvellement indépendants, une reconnaissance d’un poids réel. Cet engagement fut officialisé en 1797, lorsque les deux nations signèrent un Traité de paix et d’amitié, établissant un cadre de relations officielles et de protections mutuelles pour le commerce et la navigation en Méditerranée. William Eaton fut nommé premier consul des États-Unis à Tunis en 1798 ; il arriva dans une ville qui avait déjà montré sa volonté de traiter avec les Américains dans un esprit de relative égalité et de bonne foi. Ainsi, le tout premier chapitre des relations extérieures américaines dans le monde arabe s’écrivit non pas dans les grandes capitales européennes, mais sur la rive nord-africaine. La place de la Tunisie dans l’histoire américaine est plus ancienne, et plus profonde, qu’on ne le pense généralement.
Les États-Unis signent un traité de paix avec le dey d’Alger. Joel Barlow, consul des États-Unis à Alger et à Tunis, dépêche le négociant français Joseph Famin pour négocier un traité similaire avec le bey de Tunis, ce qui marque une reconnaissance tunisienne de facto de l’indépendance américaine.

Le bey de Tunis, Hammouda Pacha, et les États-Unis signent un Traité de paix et d’amitié, établissant des relations officielles et des protections pour le commerce et la navigation en Méditerranée.

L’officier américain William Eaton arrive à Tunis comme consul des États-Unis auprès de la Régence de Tunis afin de renégocier l’accord de 1797. En 1805, Eaton joue un rôle majeur dans la bataille de Derna (Libye), pendant la première guerre barbaresque.

Chapitre II · 1800 — 1865
Commerce, corsaires et liens consulaires
En 1800, les États-Unis ouvrirent un consulat près de la place de la Bourse à Tunis, un poste qui reflétait la position stratégique de la Tunisie au cœur des routes commerciales méditerranéennes dont dépendaient de plus en plus les marchands américains. L’engagement de la jeune république à maintenir ces routes ouvertes fut mis à l’épreuve presque aussitôt par les guerres barbaresques de 1801-1805 et de 1815, lorsque les présidents Thomas Jefferson et James Madison refusèrent de continuer à verser un tribut en échange d’une protection contre la course. Pourtant, même au cœur de ces turbulences, la diplomatie eut ses heures. En 1805, l’envoyé tunisien Sidi Soliman Mellimelli se rendit aux États-Unis, prit part au premier iftar organisé à la Maison-Blanche et contribua à régler un différend et à stabiliser les relations entre les deux États. La cordialité entre les deux gouvernements trouva une expression plus solennelle en 1865, lorsque Muhammad III as-Sadiq Bey envoya aux États-Unis un portrait de lui en grandeur nature. En geste de réciprocité, le gouvernement américain répondit par un portrait de George Washington réalisé d’après le célèbre portrait Lansdowne.
Le consul William Eaton ouvre le premier consulat des États-Unis en Tunisie, près de l’intersection de la rue des Glacières, de la rue Zarkoun et de la rue de l’Ancienne Douane. Le bâtiment abritera les diplomates américains jusqu’à l’indépendance de la Tunisie en 1956.


Les tensions entre les États barbaresques et les États-Unis au sujet de la course en Méditerranée aboutissent à deux brefs conflits armés, connus sous le nom de guerres barbaresques. Ces deux guerres (1801-1805 et 1815) débouchent sur des traités plus sûrs et des partenariats commerciaux.

Sidi Soliman Mellimelli, envoyé du bey Hammouda Pacha, arrive aux États-Unis pour négocier une paix plus favorable. Il est le premier envoyé diplomatique musulman jamais dépêché aux États-Unis. Pendant son séjour, le président Thomas Jefferson organise le 9 décembre 1805 le tout premier iftar à la Maison-Blanche, une tradition qui perdure aujourd’hui.



Vétéran de la première guerre barbaresque et médecin-chef de l’escadre méditerranéenne de l’US Navy, Samuel D. Heap est consul des États-Unis en Tunisie pendant près de 20 ans. Resté dans le pays après sa mission, il repose au cimetière de l’église anglicane Saint-Georges, avec son épouse Margaret, sa fille Susan, son fils Gwynne et son petit-fils Gwynne Jr. Son fils sera plus tard consul des États-Unis à Tunis.

Souverain réformateur, Ahmed Ier Bey abolit l’esclavage en Tunisie, dix-neuf ans avant les États-Unis. Il fonde également l’école militaire du Bardo, réforme la mosquée Zitouna, modernise les infrastructures et encourage le développement économique.

Le président américain Abraham Lincoln proclame l’émancipation, qui libère les personnes réduites en esclavage dans les États confédérés. En 1865, le Congrès des États-Unis adopte le 13e amendement de la Constitution, ratifié par les États, qui abolit l’esclavage dans tout le pays.

Muhammad III as-Sadiq Bey envoie un émissaire auprès du président Johnson pour présenter ses condoléances après l’assassinat du président Lincoln. L’émissaire remet à Johnson un portrait d’apparat en pied du bey. En retour, les États-Unis envoient un portrait semblable de George Washington.

Transcription de la lettre · 8 · III · 1806
Lettre de Sidi Soliman Mellimelli à James Madison
N° 7
Sidi Soliman Mellimelli, ambassadeur, etc., au secrétaire d’État
Salut.
En réponse à votre lettre d’hier, j’ai l’honneur de vous informer qu’aucune paix entre les États-Unis d’Amérique et la Régence de Tunis ne pourra jamais être durable tant que le gouvernement desdits États ne se conformera pas à l’usage pratiqué par les puissances chrétiennes de même importance, et n’offrira pas de temps à autre des présents en fournitures militaires à la Régence de Tunis. Ma proposition de faire envoyer quelques articles de cette nature par le Lebeque, à son retour auprès de Son Excellence mon maître, procédait de mon vif désir de favoriser une bonne entente entre lui et Son Excellence le Président, dans l’espoir que, au gré des événements, quelque chose vienne rapprocher les vues des deux parties et prévenir ainsi une guerre.
Ces conditions ayant été rejetées par Son Excellence le Président, j’ai maintenant l’honneur de proposer, et, si elle est acceptée, de conclure, une trêve entre les parties pour une durée d’un an à compter de mon arrivée à Tunis, car je souhaite éviter que nos gouvernements respectifs ne tranchent précipitamment des affaires d’une telle importance, qui pourraient entraîner des conséquences aujourd’hui incalculables pour les deux parties. Mais si Son Excellence le Président estime qu’une période d’un an est trop longue pour la discussion et souhaite qu’une décision définitive soit prise dès mon arrivée à Tunis, je suis chargé de vous informer que ce délai peut être réduit à un mois, commençant de la même manière, le choix entre l’un et l’autre étant laissé au Président des États-Unis.
Par la lettre de créance que j’ai eu l’honneur de remettre à Son Excellence le Président dès mon arrivée en cette ville, vous aurez appris que mon maître m’a [mot illisible] les pleins pouvoirs pour traiter de toutes ses affaires auprès de ce gouvernement et a promis de ratifier tout arrangement que je jugerai bon de conclure en son nom avec Son Excellence le Président. Par conséquent, les mesures que vous proposez de prendre en Méditerranée pour vous assurer auprès du Bacha lui-même s’il veut la guerre ou la paix sont superflues, puisque cela peut être établi ici même ; et je présume que l’objet de la présente communication dissipera tout doute dans l’esprit du Président quant aux intentions de Hammouda Bacha.
Que la trêve soit conclue pour un ou pour douze mois, je prie respectueusement Son Excellence le Président d’avoir la bonté d’en indiquer la durée dans sa lettre au Bacha de Tunis, que j’espère avoir l’honneur de porter, en réponse à celle que je lui ai remise à mon arrivée, et d’y joindre un duplicata de tout accord qui pourrait être conclu, signé et scellé par les parties contractantes, afin d’éviter toute possibilité de malentendu.
C’est avec un profond regret que je quitterai ce pays alors que nos affaires se présentent sous un jour si peu favorable, mais je suis tenu d’obéir aux ordres de mon maître : ce qui dépendait de moi, je l’ai déjà fait ; il ne reste plus à présent qu’à attendre les événements.
J’ai l’honneur, etc.
Signé : Sidi Suliman Mallimalli
Ville de Washington, 8 mars 1807 [sic]
À l’honorable James Madison
Tobias Lear Papers, William L. Clements Library, University of Michigan
Intermède · 1881 — 1956
La période du protectorat français
Le gouvernement français établit son contrôle sur la Tunisie par le traité du Bardo du 12 mai 1881, mettant fin à la capacité de la Tunisie de conduire sa propre diplomatie. Pendant le protectorat, les États-Unis maintinrent une présence consulaire, hormis quelques fermetures. Durant la majeure partie de cette période, ils traitèrent principalement avec les autorités françaises pour les questions touchant aux intérêts américains en Tunisie.
Pendant la lutte nationale tunisienne, les États-Unis reconnurent les aspirations tunisiennes à l’indépendance. Le poste fut élevé au rang de consulat général le 22 mai 1946, signe d’un engagement américain croissant dans l’après-guerre. Les États-Unis furent la première grande puissance à reconnaître, le 22 mars 1956, l’État souverain de Tunisie. L’ambassade des États-Unis ouvrit officiellement le 5 juin 1956.
La France envahit la Tunisie et y instaure un protectorat. Les relations tuniso-américaines se poursuivent, mais la France en est largement l’intermédiaire. Durant cette période, les activités commerciales et missionnaires américaines se maintiennent.

Chapitre III · 1941 — 1943
La Seconde Guerre mondiale en Afrique du Nord
L’importance de la Tunisie pour la politique étrangère et la stratégie militaire américaines apparut clairement au début des années 1940. De 1941 à 1943, Hooker Doolittle fut consul des États-Unis à Tunis ; il noua une relation personnelle étroite avec le dirigeant nationaliste Habib Bourguiba et apporta un soutien discret aux aspirations tunisiennes à l’indépendance. L’engagement américain en Afrique du Nord s’accéléra de façon spectaculaire en novembre 1942, lorsque les États-Unis et le Royaume-Uni lancèrent l’opération Torch, les débarquements alliés au Maroc et en Algérie qui ouvrirent la campagne d’Afrique du Nord. Le président Franklin D. Roosevelt souligna lui-même le poids stratégique de la Tunisie en faisant escale à Tunis pour s’entretenir avec le général Eisenhower. En mai 1943, la campagne aboutit à une victoire décisive, préparant l’invasion de la Sicile et la poussée vers l’Europe du Sud. Le prix humain de cette victoire fut honoré à jamais lorsque, en 1948, l’American Battle Monuments Commission créa le cimetière et mémorial américain d’Afrique du Nord à Carthage.
En 1943, le consul Hooker Doolittle empêche les autorités coloniales françaises d’inculper Habib Bourguiba de trahison. En 1946, alors consul à Alexandrie (Égypte), il délivre à Bourguiba un visa pour se rendre aux États-Unis à l’occasion d’une session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Les États-Unis et le Royaume-Uni lancent l’opération Torch, l’invasion alliée de l’Afrique du Nord française. C’est la première invasion alliée de grande envergure engageant des forces terrestres américaines sur le théâtre européen et nord-africain de la Seconde Guerre mondiale.

Pendant les six jours de la bataille du col de Kasserine (19-24 février 1943), les forces américaines et alliées subissent près de 10 000 pertes. Bien que d’abord perçue comme un fiasco, la bataille livre des leçons qui transforment les tactiques militaires alliées et marquent un tournant de la guerre en Afrique du Nord.

Après la libération de la Tunisie, le président Franklin D. Roosevelt fait escale à Tunis pour rencontrer le général Dwight D. Eisenhower, qui a dirigé l’opération Torch.

L’American Battle Monuments Commission crée le cimetière et mémorial américain d’Afrique du Nord à Carthage, sur un terrain cédé à perpétuité par les autorités du protectorat français et les autorités tunisiennes. Ce mémorial de 11 hectares abrite les dépouilles de 2 841 militaires américains morts pendant l’opération Torch.


Chapitre IV · 1956 — 1980s
Indépendance et alignement pendant la guerre froide
Lorsque la Tunisie accéda à l’indépendance en 1956, les États-Unis reconnurent rapidement le nouvel État, signe de la confiance de Washington envers Habib Bourguiba et sa vision d’une Tunisie stable et moderne. La politique étrangère du président Bourguiba, pro-occidentale mais non alignée, fit de la Tunisie un partenaire apprécié pendant la guerre froide, et la coopération s’étendit rapidement à de nombreux domaines. Dès 1957, les États-Unis lancèrent ce qui allait devenir un engagement de 35 ans en faveur du développement tunisien. Ce partenariat prit une dimension personnelle et symbolique en 1961, lorsque Bourguiba effectua sa première visite d’État aux États-Unis. La même année, la Tunisie devint le premier pays arabe à accueillir des volontaires du Peace Corps. Les liens culturels s’approfondirent avec les liens diplomatiques : en 1967, la légende du jazz Louis Armstrong se produisit au 4e Festival international de Carthage, et en 1969 Bourguiba rencontra le président Richard Nixon, consolidant encore le rapprochement des deux nations. Le début des années 1970 apporta de nouveaux jalons : les astronautes d’Apollo 12 visitèrent la Tunisie en 1970, et en 1972 le nouveau terminal de l’aéroport international de Tunis-Carthage ouvrit grâce à un important investissement américain. En 1976, les équipes de tournage de Star Wars arrivèrent en Tunisie, amorçant une relation longue et fructueuse entre la Tunisie et l’industrie cinématographique américaine.
Le 20 mars, la Tunisie obtient son indépendance de la France. Moins de trois mois plus tard, le consulat général des États-Unis est élevé au rang d’ambassade et s’installe avenue de la Liberté.

En mars, le premier accord bilatéral d’aide économique et technique entre les États-Unis et la Tunisie est signé à Tunis. En 35 ans, les programmes d’aide américains, gérés par l’USAID à partir de 1961, fournissent plus de 1,4 milliard de dollars d’aide, principalement pour de grands projets d’infrastructure.


En mai, le président Habib Bourguiba effectue une visite d’État officielle aux États-Unis. Outre ses entretiens avec le président John F. Kennedy, il s’adresse au Congrès et est honoré par une parade sous les confettis à New York.

En 1961, la Tunisie devient le premier pays arabe à accueillir des volontaires du Peace Corps. En 35 ans, plus de 2 000 volontaires américains y travaillent dans le développement local, l’éducation et l’agriculture.

Le 31 juillet, l’icône du jazz Louis « Satchmo » Armstrong se produit au 4e Festival international de Carthage, dans le théâtre romain. Il fut l’un des nombreux artistes américains à se produire sur cette scène de renommée internationale.

Le 1er avril, au lendemain des obsèques de l’ancien président Eisenhower, le président Bourguiba rencontre le président Richard Nixon dans le Bureau ovale.

Les astronautes Charles « Pete » Conrad, Richard Gordon et Alan Bean, de la mission Apollo 12, visitent la Tunisie lors d’une tournée mondiale. Conrad remet au président Bourguiba un drapeau ayant voyagé avec la mission. Quelque 300 000 Tunisiens se pressent le long de l’avenue Bourguiba pour le défilé.

Le 1er août, le président Bourguiba inaugure le nouveau terminal de l’aéroport international de Tunis-Carthage. Dans son discours, il remercie les États-Unis pour leur soutien au projet, un don de 6,2 millions de dollars de l’USAID.

Le réalisateur américain George Lucas commence le tournage de scènes de Star Wars : épisode IV – Un nouvel espoir à Tozeur, Nabeul, Matmata et Djerba. Le film sort en 1977. Cette réussite fait de la Tunisie un lieu de tournage majeur pour le cinéma américain : Les Aventuriers de l’arche perdue, Le Patient anglais et les épisodes I, II et III de Star Wars y seront aussi tournés.

Chapitre V · 1990s — Present
Stabilité et priorité à la sécurité
En 1996, Michael Jackson fit étape à Tunis avec sa tournée mondiale HIStory, un moment qui montra à quel point la culture américaine s’était intégrée à la vie publique tunisienne au fil des décennies. En 2002, les États-Unis ouvrirent une nouvelle ambassade, investissement tangible dans une présence et un engagement durables. En 2015, les États-Unis désignèrent la Tunisie allié majeur non membre de l’OTAN, reconnaissance officielle d’un partenariat de sécurité patiemment construit au fil des générations. Entre-temps survint l’un des moments les plus décisifs de l’histoire tunisienne moderne : la « révolution du jasmin » de 2011, qui mit fin au régime autocratique du président Zine El Abidine Ben Ali et déclencha le Printemps arabe. Les États-Unis soutinrent publiquement la transition démocratique tunisienne et augmentèrent sensiblement leur aide aux organisations de la société civile, aux institutions électorales et à la stabilisation économique. Les liens qui unissent l’histoire américaine et l’histoire tunisienne — échanges culturels, programmes de développement, partenariats de sécurité et aspirations démocratiques — restent remarquablement riches. Aujourd’hui, l’étroite collaboration entre les États-Unis et la Tunisie en matière de commerce et de sécurité s’appuie sur les liens que les deux pays entretiennent depuis 230 ans.
Le 7 octobre, le « roi de la pop » Michael Jackson chante devant près de 60 000 spectateurs au stade olympique d’El Menzah. C’est son premier concert en solo sur le continent africain et son unique concert dans le monde arabe.

En novembre, l’ambassade des États-Unis quitte l’avenue de la Liberté pour son nouveau campus moderne des Berges du Lac II.
Le 17 décembre 2010, l’immolation du marchand ambulant Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid déclenche des manifestations dans tout le pays contre le président Zine el-Abidine Ben Ali, qui aboutissent à sa fuite le 14 janvier 2011. Les États-Unis soutiennent publiquement la transition démocratique en augmentant leur aide à la société civile, aux élections et à la stabilisation économique.
À la suite d’une rencontre très médiatisée entre le président américain Barack Obama et le président Béji Caïd Essebsi, couronnée par une tribune cosignée dans le New York Times, les États-Unis désignent la Tunisie allié majeur non membre de l’OTAN. Les États-Unis et la Tunisie continuent de renforcer leur coopération culturelle, économique et militaire.

En avril, des militaires tunisiens participent pour la première fois à l’exercice militaire conjoint African Lion, alors le plus grand entraînement annuel des forces des Marines des États-Unis pour l’Europe (MARFOREUR) et pour l’Afrique (MARFORAF). Environ 1 300 militaires des États-Unis, du Canada, de France, d’Allemagne, du Royaume-Uni, du Mali, de Mauritanie, du Sénégal, d’Espagne et de Tunisie se rendent dans diverses régions du Royaume du Maroc pour y prendre part. Lors d’African Lion 2026, la Tunisie a marqué sa dixième année consécutive de participation.




L’art de la diplomatie : deux portraits, une amitié

Louis-Augustin Simil (French), Portrait of His Highness The Mushir Mohammed Essadek, Bey of Tunis (Muhammad III as-Sadiq), 1865
Oil on canvas · 85.75 × 56 in (canvas)
The Diplomatic Reception Rooms, U.S. Department of State · RR-1981.0138 · on loan at the U.S. Ambassador’s Residence in Tunisia

John Woodhouse Audubon (American, 1812–1862), George Washington, 1838
Oil on canvas · 97.5 × 62.5 in (approx.)
National Heritage Collection, Ksar Said Palace
Épilogue 230 · 1795 — 2026
Une amitié de 230 ans
Les liens qui unissent l’histoire américaine et l’histoire tunisienne — échanges culturels, programmes de développement, partenariats de sécurité et aspirations démocratiques — restent remarquablement riches. Aujourd’hui, l’étroite collaboration entre les États-Unis et la Tunisie en matière de commerce et de sécurité s’appuie sur les liens que les deux pays entretiennent depuis 230 ans.